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OpenDroneMap : la photogrammétrie drone open source

Installer WebODM, traiter un vol de drone en orthophoto, modèle numérique de terrain et nuage de points géoréférencé, utiliser des points de contrôle, comparer avec Pix4D et DJI Terra.

GuideMis à jour le 2 min de lecture
Réponse rapideOpenDroneMap transforme les photos d'un vol de drone en orthophoto, modèle numérique de surface et de terrain, nuage de points et maillage texturé géoréférencés. L'interface web WebODM s'installe avec Docker sur un PC ou un serveur, sans abonnement. Les points de contrôle au sol (GCP) portent la précision au niveau centimétrique.

Pour qui

  • Topographes, géomètres et bureaux d'études qui veulent internaliser le traitement.
  • Agriculteurs, forestiers et collectivités pour la cartographie de parcelles.
  • Entreprises de BTP pour le suivi de chantier et les cubatures.
  • Archéologues et services patrimoine.
  • Télépilotes indépendants qui démarrent sans budget logiciel.

Installation

WebODM se déploie avec Docker en une commande sur Windows, macOS ou Linux. Prévoyez 16 Go de RAM minimum (32 recommandés, 64 pour les grands vols), un processeur multicœur et un SSD. Une version « Lightning » hébergée existe pour traiter dans le cloud à la tâche, utile sans machine puissante. Le traitement pur (ODM) se lance aussi en ligne de commande pour l'automatisation.

Préparer le vol

  • Recouvrement frontal 75 à 80 %, latéral 65 à 70 %.
  • Hauteur constante, vitesse modérée, nadir pour la cartographie, obliques ajoutées pour la 3D des façades.
  • GSD visé : 1 à 3 cm par pixel pour la topographie.
  • Points de contrôle au sol mesurés au GNSS RTK ou à la station totale, répartis sur la zone.
  • Réglementation : déclaration du télépilote et de l'exploitant, respect des zones, en catégorie ouverte ou spécifique selon le scénario.

Traitement dans WebODM

  1. Créer un projet, importer les photos (les EXIF GPS sont lus automatiquement).
  2. Ajouter le fichier GCP (format texte : coordonnées et positions image) si disponible.
  3. Choisir un préréglage : Default, High Resolution, DSM+DTM, 3D Model, Fast Orthophoto.
  4. Lancer et suivre la console. Comptez 1 à 6 heures pour 500 photos selon la machine.
  5. Consulter les résultats dans le navigateur : orthophoto avec mesures, nuage de points 3D, modèle texturé, rapport qualité.
  6. Exporter : GeoTIFF, LAS/LAZ, OBJ, DSM/DTM, KMZ.

Paramètres utiles

ParamètreEffet
feature-qualityQualité de détection des points ; High pour les zones homogènes
pc-qualityDensité du nuage ; Ultra très long
dsm / dtmGénère les modèles de surface et de terrain
orthophoto-resolutionRésolution de l'orthophoto en cm/pixel
use-3dmeshOrthophoto depuis le maillage 3D (meilleur sur les bâtiments)
split / split-overlapDécoupe les très grands jeux de données

ODM face à Pix4D, Metashape et DJI Terra

Les solutions payantes restent plus rapides, plus tolérantes aux jeux de données difficiles et mieux intégrées aux flux des géomètres (formats métier, support). ODM produit des résultats comparables sur des vols bien préparés, avec un temps de traitement supérieur. Pour un usage occasionnel ou une équipe technique, l'économie est immédiate. Comparatif complet dans notre page logiciels de photogrammétrie. Le nuage de points exporté se traite ensuite dans CloudCompare et se publie avec Potree.

Questions fréquentes

OpenDroneMap est-il précis ?

Avec des points de contrôle au sol, la précision atteint 1 à 3 fois le GSD, soit quelques centimètres avec un vol à 2 cm/pixel. Sans GCP, la précision absolue dépend du GPS du drone (plusieurs mètres sans RTK).

WebODM fonctionne-t-il sur Windows ?

Oui via Docker Desktop. Un installateur natif Windows est aussi proposé par le projet, avec un coût modique qui finance le développement.

Quels drones sont compatibles avec OpenDroneMap ?

Tous les drones produisant des photos géotaguées : DJI, Autel, Parrot et les drones personnalisés. Les drones RTK améliorent nettement la précision.