Choisir la méthode
| Méthode | Coût | Précision | Idéal pour |
|---|---|---|---|
| Photogrammétrie (appareil photo + logiciel) | 0 à 200 € | 0,5 à 2 mm | Objets texturés, sculptures, décoration |
| Application smartphone (LiDAR, NeRF, Gaussian splatting) | 0 à 20 €/mois | 2 à 10 mm | Objets moyens, meubles, prévisualisation |
| Scanner à lumière structurée | 500 à 3 000 € | 0,02 à 0,1 mm | Pièces mécaniques, figurines, impression 3D |
Étape 1 : préparer l'objet et la scène
- Surfaces : les objets brillants, transparents ou noirs mats se scannent mal. Appliquez un spray matifiant (ou de la fécule) et retirez-le après.
- Lumière : diffuse, sans ombres portées. Une softbox ou un ciel couvert sont parfaits ; évitez le soleil direct.
- Fond : neutre et uni pour la photogrammétrie, ou au contraire un plateau à motifs pour aider le suivi de certains scanners.
- Stabilité : l'objet ne doit pas bouger. Un plateau tournant aide pour les petits objets.
Étape 2 : capturer
En photogrammétrie
Prenez 50 à 200 photos en tournant autour de l'objet à trois hauteurs (bas, milieu, haut), avec 60 à 80 % de recouvrement entre deux images. Ouverture f/8 à f/11 pour la netteté, ISO bas, mise au point fixe. Photographiez aussi le dessous en retournant l'objet, le logiciel fusionnera les deux séries.
Avec une application
Polycam, Scaniverse, KIRI Engine ou Luma AI guident la capture. Avancez lentement, gardez l'objet centré, couvrez toutes les faces. Les modes « objet » avec masquage du fond donnent les meilleurs résultats.
Avec un scanner à lumière structurée
Respectez la distance de travail (souvent 15 à 40 cm), déplacez-vous lentement en surveillant la barre de suivi et utilisez les marqueurs fournis si l'objet manque de relief. Scannez en plusieurs passes que le logiciel alignera.
Étape 3 : traiter
- Aligner les photos ou les passes de scan.
- Reconstruire le nuage de points dense puis le maillage.
- Nettoyer : supprimer le fond, boucher les trous, lisser les artefacts.
- Texturer si le modèle est destiné à la 3D temps réel ou à la VR.
- Décimer le maillage pour réduire le nombre de polygones selon l'usage.
Logiciels : RealityCapture, Agisoft Metashape ou Meshroom pour la photogrammétrie (voir notre comparatif des logiciels de photogrammétrie), Revo Scan ou Creality Scan pour les scanners, MeshLab et Blender pour le nettoyage.
Étape 4 : exporter selon l'usage
- Impression 3D : STL ou 3MF, maillage fermé (« watertight »), échelle vérifiée. Voir notre guide impression 3D.
- Réalité virtuelle et augmentée : glTF/GLB ou USDZ, textures en 2K ou 4K, moins de 100 000 polygones pour le mobile.
- CAO et rétro-ingénierie : STEP après conversion du maillage en surfaces (Fusion 360, Geomagic).
- Web et e-commerce : GLB compressé Draco, moins de 5 Mo.
Les erreurs fréquentes
- Trop peu de recouvrement entre les photos : le logiciel n'aligne pas.
- Objet ou lumière qui bouge pendant la capture.
- Oublier l'échelle : ajoutez une règle ou un objet de taille connue dans la scène.
- Vouloir scanner du verre ou du chrome sans matifier.
Pour un besoin ponctuel ou une grande précision, un prestataire facture 150 à 1 500 € par objet : voir prix d'une prestation de scan 3D.
Questions fréquentes
Peut-on scanner un objet en 3D avec un iPhone ?
Oui. Les iPhone Pro disposent d'un LiDAR et les applications Polycam, Scaniverse ou KIRI Engine produisent des modèles utilisables. La précision reste centimétrique ; pour les petits objets, la photogrammétrie ou un scanner dédié font mieux.
Combien de photos pour une photogrammétrie d'objet ?
Entre 50 et 200 selon la taille et la complexité, avec 60 à 80 % de recouvrement entre deux images successives.
Quel logiciel gratuit pour scanner en 3D ?
Meshroom (open source) pour la photogrammétrie, RealityCapture (gratuit sous conditions de revenus), Scaniverse sur smartphone, MeshLab et Blender pour le nettoyage.
Comment scanner un objet brillant ou transparent ?
Appliquez un spray matifiant sublimable ou une fine couche de fécule, scannez, puis nettoyez. C'est la seule méthode fiable.